Akkadien
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Voici une liste de signes de l'écriture akkadienne utilisés dans le pays d'Akkad à partir de 2300 avant J.-C.


Liste des abréviations:

  • B = Borger
  • BI = Index de Borger
  • d = Différence
  • e = Entrée
  • suiv = Suivant
  • L = Labat
  • LI = Index de Labat
  • LL = Liste de Labat
  • LM = Entrée principale de Labat
  • errimp = Erreur d'impression
  • v = Variante
  • (?) = L et/ou B incertain
  • + = Deux signes en séquence
  • x = Un signe est écrit à l'intérieur de l'autre

Les termes en majuscules donnent la valeur logographique du signe.
Les termes en minuscules donnent la valeur syllabique.

Les logogrammes sont souvent formés de plusieurs signes, la liste des signes formant le logogramme complet est donnée entre parenthèse.

Ex. : le signe 468 est utilisé dans le logogramme AZAG, mais ce logogramme est en fait composé de deux signes 468 et 13 donnés entre parenthèses après AZAG, et si on regarde le signe 13 ont retrouvera AZAG dans la liste. Les variantes sont indiquées par des lettres (B pour Borger, L pour Labat, ...).

Les logogrammes représentent des mots entiers plutôt que des syllabes. Dans la liste, ils donnent la prononciation Sumérienne du signes, la plupart des logogrammes sont polysyllabiques.

Pour plus d'informations sur l'Akkadien, le Sumérien et les autres langues mésopotamiennes, vous pouvez consulter le site http://www.sumerian.org.

Akkad


Ce terme désigne un pays (la moitié supérieure de la basse Mésopotamie), une ville (Agadé, fondée par Sargon v. 2300 av. J.-C.) et, de façon plus générique, le royaume puis le premier Empire sémitique créés par le même Sargon.

Le royaume d'Akkad

La Mésopotamie ancienne

Limité d'abord à la seule cité d'Agadé (dont l'emplacement demeure à ce jour non établi), ce royaume s'étendit rapidement à toute la basse Mésopotamie (pays de Sumer) et à une partie de la Syrie, lorsque Sargon eut vaincu le souverain d'Oumma, Lougal-Zagesi. Ce fut là le premier État unifié d'Asie, une véritable puissance d'envergure impériale et sans commune mesure avec le système précédent des cités-États. Sargon fut à la fois un remarquable conquérant et un excellent organisateur. Disposant d'une armée permanente, il subjugua les populations du Zagros, s'imposa en haute Mésopotamie et poussa même jusqu'au « pays de l'argent » (Cappadoce). À sa mort (2279), ses successeurs durent rivaliser de force et d'ingéniosité pour maintenir l'hégémonie akkadienne et préserver son héritage. Ainsi, Rimoush guerroya contre les cités sumériennes de Lagash et d'Adab et mena campagne contre les Élamites. Manishtousou (2269-2255) poussa jusqu'au golfe Arabo-Persique, où il lança la première expédition de l'Histoire. Naram-Sin (2254-2218), petit-fils de Sargon, réitéra, lui aussi, les lointaines expéditions de son grand-père, domina l'Amanus, ravagea Arman (Alep?) et détruisit Ebla (Tell Mardikh). Mais, malgré tous ces exploits, l'Empire demeura fragile. Sous Sharkali-Sharri, fils de Naram-Sin, il subit les attaques des Amorrites (Sémites venus de l'Ouest) et des montagnards descendus du Zagros. Peu après 2160, Akkad fut saccagée. L'Empire sombra dans l'anarchie puis disparut v. 2125.
L'empire d'Akkad vit l'apparition de l'art monarchique en Mésopotamie. Les monuments qui nous sont parvenus ont été découverts à Suse, où ils avaient été transportés comme butin par les Élamites v. 1200 av. J.-C. Ils ont pour unique thème - telle la stèle de Naram-Sin, aujourd'hui déposée au Louvre - la célébration des victoires royales. Les graveurs sur pierre akkadiens innovèrent par une liberté de composition qui tranchait avec les règles rigides de leurs prédécesseurs sumériens. Les gemmes gravées de l'époque d'Akkad, employées comme cachets ou comme talismans, passent pour les chefs-d'œuvre de la glyptique mésopotamienne.

Sargon d'Akkad, dit l'Ancien

(en akkadien Sharrouken ou Sharrukin). (v. 2370 - v. 2315 av. J.-C.). Fondateur de l'Empire akkadien, en Mésopotamie. Parti de sa cité d'Akkad, il renversa le roi sumérien Lougalzaggisi et étendit sa domination sur l'Élam, la Syrie et jusqu'en Cappadoce. Il développa l'irrigation et le commerce, notamment avec la vallée de l'Indus et l'Asie Mineure.

Mésopotamie

Proche et Moyen-Orient : relief Irak

Géographie

Région du Moyen-Orient drainée par le Tigre et l'Euphrate et les rivières issues du Zagros, la Mésopotamie s'étend du Kurdistan au golfe Persique; elle est bordée à l'ouest et au sud par les déserts de Syrie et d'Arabie, et à l'est par les montagnes du Zagros. Elle comprend deux secteurs. D'une part, la haute Mésopotamie, ou Djézireh (en arabe l'«île»), au nord de Bagdad, zone en partie désertique et caillouteuse, avec des oasis (la haute Mésopotamie est partagée entre la Turquie, l'Iraq et la Syrie). D'autre part, la basse Mésopotamie, vaste plaine marécageuse, drainée par les deux fleuves formant un delta aboutissant au Chatt al-Arab et occupant un golfe en voie de comblement depuis 7 000 ans. La basse Mésopotamie est tout entière comprise en Iraq. C'est une zone d'agriculture irriguée, mais l'exploitation du pétrole a complètement bouleversé les bases de la vie économique.

Archéologie

Chronologie (vers - 8000) La Mésopotamie devint au début du XIXe siècle l'un des centres de la recherche archéologique. Les plus anciennes traces d'occupation humaine remontent au paléolithique moyen et ont été observées dans la grotte de Shanidar et à Zarzi. Le mésolithique est attesté dans les sites de Zawi Chami et de Karim Shahir, datés du XIe millénaire. Dès le IXe millénaire, la domestication des ovidés et la collecte des céréales sauvages marquèrent le début de la révolution néolithique en Mésopotamie. Ces activités favorisèrent la sédentarisation des populations et la formation de villages agricoles. Les habitants pratiquaient l'irrigation, utilisaient un outillage comportant d'abord des faucilles et des meules, puis des instruments de cuivre martelé et des objets de céramique. L'évolution de la qualité et de la décoration de la céramique permet de distinguer plusieurs types de cultures selon les régions et les époques. À celles de Hassouna et de Samarra (VIe millénaire) succédèrent, en haute Mésopotamie, la culture de Halaf (milieu du VIe millénaire), et en basse Mésopotamie, celles d'Éridou et d'El-Obeèd (fin du VIe millénaire), qui semblent apparentées à celle de Samarra. Ces cultures se perpétuèrent parfois jusqu'au IVe millénaire. Au Ve millénaire apparut l'usage du sceau et du cuivre moulé, ainsi que les premières grandes constructions en briques. Au IVe millénaire, la diffusion de la poterie d'Ourouk, sans décor, et de celle, peinte, de Djemdet-Nasr marque l'apparition d'une importante culture dans le Sud, dont le centre fut Ourouk. C'est alors qu'apparut la première écriture et que se formèrent les premières grandes agglomérations, dotées d'une structure politique et économique déjà fort développée.

Civilisation

Une certaine unité caractérise les civilisations qui se sont succédé en Mésopotamie: profitant de la nature alluvionnaire du sol, toutes reposent sur la domestication de l'eau et sur l'emploi de la brique, en l'absence d'autres matériaux de construction (pierre, bois).
La diffusion de l'écriture cunéiforme L'agriculture et l'élevage prirent leur essor dès le début du néolithique (VIe millénaire), grâce à l'ingéniosité d'hommes capables de concevoir et d'aménager des canaux d'irrigation. Le Ve millénaire vit la concentration des populations en agglomérations importantes, prélude aux cités-États, strictement hiérarchisées, des deux millénaires suivants. Dirigées par un souverain héréditaire, à la fois grand prêtre et chef militaire, celles-ci connurent un haut degré d'organisation. La religion y joua un rôle essentiel: tout événement était considéré comme un message divin, tout geste humain revêtait une fonction sacrée. Avec l'édification de sanctuaires en briques crues naquit une architecture véritable, dont la ziggourat, pyramide à étages, fut la caractéristique. Inventée par les Sumériens, l'écriture - d'abord pictographique, puis cunéiforme - apparut au IVe millénaire. Elle favorisa l'administration et la comptabilité des cités-États.
La Mésopotamie fut un foyer de civilisation où rayonnèrent le droit et la littérature: codes de lois (dont celui d'Hammourabi) et contrats divers (achats, ventes, échanges, prêts) étaient fort élaborés; épopées (de Gilgamesh, notamment) et annales royales rapportaient les faits de guerre et les entreprises artistiques ou religieuses des souverains.
Peu à peu furent introduits entre Tigre et Euphrate de nouveaux matériaux (cuivre), procédés (fonte) et instruments (moule à brique, tour de potier), avant que l'usage du fer, dès le XIIe siècle, ne bouleverse les techniques (amélioration de la charrue, perfectionnement de l'armement).

 

Dernière mise-à-jour: Mardi 14 Avril 2009